lundi 22 juin 2009
Aujourd'hui c'est la fête à Tetris !
jeudi 18 juin 2009
Conférence sur l'art libre et l'Hadopi ce samedi 20 juin à Paris
De nombreux acteurs de l'Art Libre en France seront présents et apporteront leur point de vue, notamment l'association Musique Libre (Dogmazic), les entreprises InlibroVeritas, Kassandre, Ralamax, ou Pragmazic.
Les trois tables rondes sont ouvertes au public à la Mairie du 2ème arrondissement (métro Bourse), ce samedi 20 juin à partir de 14h00. Les débats seront également retransmis sur le site de la radio Oxyradio.
Le programme :
La guerre d'Hadopi (14h00 à 15h00)
Animatrice : Alix Cazenave
Martine Billard, députée
Aurélie Filippetti, députée (sous réserve)
Nicolas Dupont-Aignan, député
Jean-pierre Brard, député
Hadopi rétrospective - perspective (15h15 - 16h45)
Animatrice : Alix Cazenave
Antoine Moreau, Copyleft Attitude
Alexandre Grauer, QWARTZ
Philippe Aigrain, Sopinspace
Laurent Chemla, informaticien
SACEM, sous réserve
Eric Aouanès, Musique Libre!
Hadopi, quel modèle éthique de financement pour l'Art Libre? (17h00 à 18h00)
Animateur : Jérémie Nestel
Mathieu Pasquini ( Inlibro Veritas)
Antoine Moreau ( Copyleft Aptitude)
Alexandre Grauer (QWARTZ)
Eric Aouanès (Musique Libre!)
Francis Muguet (Mécénat global)
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
lundi 15 juin 2009
Allez on y va, une poèsie, une...
Crise cardiaque
Lorsque mon père rit, j’entends la mort
Un soleil microscopique qui picore et picore le cœur
La vie se surprend le temps d’un instant
Et se reprend, honteuse, dans les plis d’une robe
A perdre la raison, à perdre haleine
Le souffle de la haine
Entre quatre murs
La robe était plus douce que douce
La lumière brûlante
Sur la peau, ta peau, je la sens
Elle pue le napalm
Demain matin
Les oiseaux sortiront de leur prison
C’est la révolution !
Entre tes jambes
Il chante faux et il s’est cassé les ailes contre un platane
Trop torché en sortant du nid
Il n’a pas vu le chat qui traversait la rue
Crise cardiaque
Elle nous mènera loin la barque et jusqu’au bout
Avec son masque en serpent et son sceptre à plume
Elle les collectionne, elle les collectionne
Les amantes sautillantes ou la mante religieuse à la menthe
O les gourmandes !
Le plumeau
Crisse comme la plume sur un duvet d’orties
Les champs préservent leurs couleurs cramoisies
Mon père, toujours hilare, attend son ombre contre l’aurore
Contre de l’or.
vendredi 12 juin 2009
Salon des artistes de demain

Venez me retrouver le 4 et 5 Juillet 2009 au Touquet Paris Plage au salon des Artistes de Demain. J'y exposerai le tableau P-05 de la série des machines.
Plus d'infos : Le Grand Prix des Artistes de Demain
Le grand cirque de Bâle
Bâle toujours incontournable 
[ 11 juin 2009 ]
Véritable marathon, la visite de la Foire de Bâle est toujours instructive. Cette année particulièrement, elle permet de mesurer l’impact de la crise sur les professionnels du marché de l’art. Si le jour du vernissage, on sentait moins la fièvre acheteuse que par le passé et si beaucoup de visiteurs avouaient n’être n’étaient venus que pour la journée au lieu des deux ou trois jours habituels, les affaires semblaient plutôt bien commencer. Globalement, cette 40e édition est plus contemporaine que les précédentes. Le rez-de-chaussée, hier réservé aux grands maîtres modernes, d’après-guerre et jusqu’aux années 80-90, est désormais largement occupé par des œuvres actuelles. Signe de la raréfaction des œuvres modernes de qualité ou volonté des marchands de réserver leurs trésors historiques aux clients fidèles de leur galerie ? En bas ou à l’étage, on y voit les pièces récentes d’artistes consacrés. Notamment les derniers Anish Kapoor, grands cercles concaves ou formes plus ramassées, habillés de fragments de miroirs (1,5M£ à la Lisson Gallery, Londres), les pots, coupes et autres marmites de Subodh Gupta déclinés en marbre, ou la dernière folie de Murakami. Il s’agit de la tête d’un de ses personnages fétiches dont la bouche ouverte dévoile des objets de consommation (notamment une bouteille de Coca-Cola) entièrement sertis de diamants (2M$ chez Emmanuel Perrotin) On y découvre également une multitude d’artistes inconnus des réseaux français, exposés par des galeries allemandes, italiennes, new-yorkaises, sud-américaines… Parmi eux, Kohei Nawa et ses amusants objets recouverts de boules de cristal (trophée de cerf à la Galerie Vera Munro, Hamboug) et Anne-Karin Furunes, venue avec deux gigantesques portraits faits d’une toile noire perforée présentée sur fond blanc (Galerie Anhava, Helsinki). Difficile de dire si la foire lance les modes ou les suit, mais le fait est qu’on y retrouve les artistes, voire les œuvres, mis en avant à la Biennale de Venise, in ou off, quelques jours plus tôt. Citons Tomas Saraceno et ses galaxies constituées d’une résille de fils noirs (Tanya Bonakdar Gallery, New York), le duo Elmgreen & Dragset et ses deux lavabos reliés par un même tuyau (Victoria Miro Gallery, Londres), Nathalie Djurberg et ses étonnantes animations de pâte à modeler (Gio Marconi Gallery, Milan), Pascale Marthine Tayou et son accumulation de papier recyclé (Galleria Continua, San Gimignano). L’exemple le plus frappant de ce croisement du monde institutionnel avec les galeries étant la dernière coqueluche du marché de l’art : Matthew Day Jackson, dont l’installation de silhouettes-squelettes rappelant les grandes étapes de l’Evolution ressemble fort à celle de la Douane de Mer, le nouveau grand lieu d’art contemporain vénitien inauguré la semaine dernière. Juste un mot sur le salon de design, Design Miami Basel. Organisé pour la première à deux pas de la foire, ce qui facilite les allées et venues, il réunit dans une jolie pénombre une trentaine de bonnes galeries françaises (Eric Philippe, Jacques Lacoste, ToolsGalerie) et internationales (Dewindt, Carpenters Workshop Gall, Sebastian + Barquet) couvrant la période de 1900 à nos jours. Avec une surprise : la présence de l’antiquaire parisien Philippe Perrin, censée interpeller les design addicts.
Céline Lefranc
Art 40 Basel, Messe Basel, Messeplatz, Bâle, Suisse (00 41 58 206 26 02 – www.artbasel.com), jusqu’au 14 juin.
Ill. : Kohei Nawa, "PixCell – Deer#16", 138 x 97 x 51,5 cm, 2008, galerie Vera Munro (Hambourg).
Source : Connaissance des arts
Jack Lang trouve "discriminatoire" la décision du Conseil constitutionnel
Jack Lang estime que la décision du Conseil constitutionnel de censurer la riposte graduée est "étrange", et qu'elle installe une "discrimation négative" dans la jurisprudence des sages.
Ahhhh... Jack Lang. Le jour où le Parti Socialiste aura le courage de le radier, il aura déjà fait une bonne partie du chemin vers la nécessaire reconstruction de son image en vue des prochaines élections. En attendant, l'ancien ministre socialiste et champion toutes catégories de l'absentéisme continue de dire n'importe quoi sur la loi Création et Internet, et de tirer contre son propre camp pour mieux le discréditer.
Jack Lang avait déjà dit qu'il ne comprenait pas la position de ses collègues socialistes qui s'opposaient à la loi Hadopi, et il avait donc été le seul député socialiste à voter en faveur de la riposte graduée à l'Assemblée Nationale. Le tout sans avoir passé une seule minute dans l'hémicycle pour entendre les arguments de ses collègues, qui ont expliqué sans relâche au gouvernement et à la majorité que le projet de loi violait la présomption d'innocence, la liberté d'expression, les droits de la défense et la séparation des pouvoirs. Entre autres.
Evidemment, pour un docteur en droit public, professeur de droit constitutionnel, être le seul député de l'opposition à voter une loi à ce point contraire à la Constitution est une tâche en soi. Une grosse baveuse que même le teinturier aura du mal à faire partir.
Mais non, puisque c'est le Conseil constitutionnel qui a tort !
Le très modeste Jack Lang a en effet estimé que la décision des sages était "étrange", et même qu'elle instaurait une "discrimation négative". Ben voyons.
"Les autorités administratives indépendantes telles que le CSA disposent d'un pouvoir de sanction à l'égard des personnes physiques ou morales qui enfreignent la loi", a rappelé dans un communiqué l'ancien ministre pour justifier que l'Hadopi puisse elle-même prononcer des sanctions. "Pourquoi cette discrimination négative à l'égard d'une loi destinée à protéger les droits des auteurs et des artistes?", interroge-t-il. "Puisque le Conseil Constitutionnel invoque la déclaration de 1789, doit-on rappeler que ce même texte protège la propriété morale et matérielle et par implication celle des artistes? Si la loi sur le prix unique du livre de 1981 avait été appréciée selon ces mêmes critères, nul doute alors que ce texte, aujourd'hui unanimement approuvé, eut été censuré".
Après avoir voté la loi sans l'avoir débattue à l'Assemblée, Jack Lang a visiblement commenté la décision sans l'avoir lue. Ce n'est pas le principe que l'Hadopi puisse sanctionner qui a été censuré, mais la nature disproportionnée de la sanction - que seul un juge peut prononcer, et le non respect de la présomption d'innocence. Trois fois rien sans doute.
jeudi 11 juin 2009
Hadopi : Analyse de la décision du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a censuré mercredi 10 juin le dispositif de la riposte graduée, sans censurer le principe des avertissements envoyés aux internautes par l'Hadopi - ce qui permet au gouvernement de maintenir en façade son projet. Numerama vous propose son analyse de la décision, et de ses implications juridiques :
Mise à jour : vous pourrez lire également l'analyse de Stan & Dam, façon Mortal Kombat.
Les rumeurs prêtaient au Conseil constitutionnel l'intention de publier un avis exceptionnellement long, c'est finalement quatorze petites pages qui ont scellé le destin de l'Hadopi. Les sages ont essentiellement censuré le principe de la sanction administrative, en estimant qu'une autorité administrative ne pouvait pas avoir le pouvoir d'ordonner la suspension de l'accès à Internet d'un abonné. Mais il a validé le principe de la surveillance, en renforçant les exigences de la CNIL, et mis un frein aux possibilités d'ordonner le filtrage pour éviter le piratage.
Dans le détail, voici les points qui ont soulevé notre attention dans cette décision :
- Le principe d'instaurer en droit français une obligation pour l'abonné de surveiller l'utilisation, y compris par des tiers, de son accès à Internet a été validé par le Conseil constitutionnel ;
- Il rappelle qu'en principe une autorité administrative peut avoir un pouvoir de sanction, lorsque notamment les droits de la défense sont respectés. Mais il estime que la sanction de suspension de l'accès à Internet est une atteinte portée à la liberté d'expression et de communication, et qu'il n'est pas possible pour le législateur de confier de tels pouvoirs à une autorité administrative, "quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions". Seul un juge peut suspendre l'accès à Internet.
- Il donne ainsi son blanc seing à l'amendement Bono qu'a condamné le gouvernement pendant des mois ;
- Ce faisant, il évite de se prononcer dans le détail sur le respect ou non des droits de la défense par l'Hadopi, et sur les conditions du recours aux sanctions. Il tacle tout de même le gouvernement sur le fait que l'Hadopi ne respecte pas la présomption d'innocence, en renversant la charge de la preuve.
- Mais il autorise le maintien de l'Hadopi dans son volet "pédagogique", comme n'a pas manqué de s'en féliciter Christine Albanel ;
- Il estime, d'ailleurs, que ce volet pédagogique est "justifié par l'ampleur des contrefaçons commises au moyen d'interet et l'utilité, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de limiter le nombre d'infractions dont l'autorité judiciaire sera saisie". Une précision inutile en droit, mais qui valide politiquement le bienfondé de la riposte graduée ;
- Cependant, le Conseil prévient qu'une nouvelle autorisation de la CNIL sera nécessaire pour les traitements d'infractions dont les relevés seront transmis à l'Hadopi pour les avertissements. Il prévient que la CNIL devra s'assurer "que les modalités de leur mise en oeuvre, notamment les conditions de conservation des données, seront strictement proportionnées à cette finalité" ;
- Il esquisse, surtout, un rééquilibrage entre les droits de la propriété intellectuelle - fortement défendus lors de sa décision sur DADVSI - et de liberté d'expression et de communication, en insistant beaucoup sur le fait que cette dernière est "d'autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect des droits et libertés". Certains esprits malins pourront y voir un avertissement face au projet de contrôle du net de Nicolas Sarkozy ;
- En supprimant toutes les dispositions relatives à la sanction finale, le Conseil constitutionnel supprime également le fichage des internautes sanctionnés, qui posait également problème ;
- Le Conseil constitutionnel valide le fait de labelliser des moyens de sécurisation (des firewalls, outils de filtrage...), mais interdit de faire de l'installation d'un moyen labellisé la condition du respect de l'obligation de surveillance. Il limite le label à une simple fonction informative ;
- Enfin, sur le filtrage, le Conseil constitutionnel autorise le tribunal de grande instance à ordonner des mesures "nécessaires pour prévenir ou faire cesser une atteinte" aux droits d'auteur, mais soulève deux réserves essentielles au filtrage : une telle mesure ne pourra être ordonnée qu'après une procédure contradictoire, ce qui doit donner aux éditeurs le droit de contester la demande, et le tribunal ne pourra prononcer que des mesures "strictement nécessaires à la préservation des droits en cause". Dans le projet de loi présenté, le TGI pouvait ordonner aux FAI ou aux hébergeurs "toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser" une contrefaçon, ce qui était beaucoup plus large.
Télérama joue aux jeux vidéos
Une rétrospective intéressante que nous offre Télérama à l'occasion très certainement du grand salon E3 2009. Le jeu vidéo prend une place à côté des pages cinéma comme art mais aussi business, un constat un peu triste en conclusion : "en 2004, le temps des pionners, inventeurs solitaires, semble déjà bien loin...". Je vous rassure Stéphane Jarno, la relève est déjà en marche... dans l'ombre comme d'habitude :).
mercredi 10 juin 2009
Toulouse Lautrec s'affiche au musée des arts décoratifs
Immense artiste, affichiste prodigieux, Henri de Toulouse-Lautrec ne produisit en tout et pour tout que 31 affiches. En 2001, cent graphistes du monde entier étaient invités à lui rendre hommage, visuellement. Huit ans plus tard, le Musée des Arts Décoratifs expose l'ensemble de ces créations en regard de celles du Maître.
C'était peu avant le centenaire de la disparition de l'affichiste Henri de Toulouse-Lautrec. Le graphiste néerlandais Anton Beeke propose au Club des partenaires du Musée Toulouse-Lautrec d'Albi de rendre hommage à ce génie miniature (en taille) des arts graphiques du XIXe siècle.
Cent graphistes du monde entier pour un hommage
Accompagnée par l'imprimerie Escourbiac et le papetier allemand Job Scheufelen, l'initiative, baptisée "Nouveau Salon des Cent" (en référence à l'original signé Léon Deschamps à la fin du XIXe siècle), réunit cent graphistes du monde entier - et pas les moindres (contrairement à son ancêtre qui mettait en lumière des artistes inconnus).
Philippe Apeloig, Michal Batory, André François pour la France ; Paul Davis et Milton Glaser pour les Etats-Unis ; Waldemar Swierzy et Stasys Eidrigevicius pour la Pologne ; Shigeo Fukuda et Ikko Makoto pour la Japon et bien d'autres ont répondu à cet appel.
Un personnage inspirant
Variations graphiques multiples, témoignages imprimés des multiples sensibilités et cultures à l'oeuvre à l'occasion de cet hommage, les affiches de ces cent graphistes contemporains se concentrent sur le personnage de Toulouse-Lautrec : son goût des femmes, du spectacle, son apparence... sans oublier de plus classiques références à ses oeuvres.
Rencontre spatio-temporelle
Les Arts Décoratifs ont donc choisi en cette année 2009 de réunir leurs 26 affiches (sur 31) de Toulouse-Lautrec et de permettre une rencontre spatio-temporelle avec celles des 100 graphistes européens.
Léonor de Bailliencourt - Juin 2009
Du 18 juin 2009 à janvier 2010
Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er.
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 18h et le samedi/dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu'à 21h. Fermé le lundi.
source : PixelCréationRésidents de la République
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courrai moins
Jusqu'au jour où je ne courrai plus
Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Nous, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Des atomes, fais ce que tu veux
Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira
Hier, on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui, nos regards sont suspendus
Résidents, résidents de la République
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la République
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...
Alain Bashung
mardi 9 juin 2009
89 Plakate
lundi 8 juin 2009
Concours de graphisme pour la couverture des 20 ans de Studyrama
Tous les étudiants des filières artistiques mais aussi les jeunes créatifs sont invités à laisser libre cours à leur imagination et à créer la couv’ du Studyramag de novembre 2009.
Le thème ? Avoir 20 ans en 2009. Photo, dessin, création graphique, tout est permis. Seule condition, respecter les contraintes techniques imposées par la couv.
La rédaction du magazine sélectionnera l’œuvre la plus créative et originale.
Cette création fera la « Une » du numéro de novembre 2009 et le gagnant remportera également un chèque de 500 €.
Les fichiers sont à envoyer par mail avant le 10 octobre 2009 à minuit : 20ans.studyramag@vocatis.fr.
Pour plus d’informations sur les contraintes techniques : www.studyrama.com > Vie étudiante > Rubrique « concours ».
Le Parti Pirate fait son entrée au Parlement Européen !
Il faut prendre la mesure de l'évènement. Créé il y a seulement trois ans pour défendre une autre idée de la propriété intellectuelle, le Parti Pirate suédois a remporté dimanche plus de 7 % des suffrages, et envoie un député au Parlement européen. Au delà de l'importance du résultat pour les idées défendues par le PiratPartiet, c'est d'abord une démocratie nouvelle qui commence, assise sur Internet.
Mise à jour 00h07 : les dernières projections accordent au Parti Pirate deux sièges, en théorie. Sous l'effet du Traité de Nice, les Suédois ont en effet encore 18 sièges. Mais si le Traité de Lisbonne entre en application au 1er janvier 2010, la Suède bénéficiera de deux sièges supplémentaires, dont un devrait bénéficier au Parti Pirate.
Mise à jour 23h01 : selon les derniers chiffres communiqués, le Parti Pirate aurait rassemblé environ 200.000 votes, ou 7,1 % des voix. Chez les 18-30 ans, il rassemble 19 % des scrutins. Une immense victoire. Le Parti Pirate est le premier parti chez les moins de 30 ans !
Les sondages avaient vu juste. Comme l'avait prédit la London School of Economics, le Parti Pirate suédois (PiratPartiet) a frôlé dimanche les 8 % de voix lors des élections européennes. Une victoire d'une ampleur inimaginable il y a encore quelques mois. Le PiratPartiet a aujourd'hui l'assurance d'envoyer un député au Parlement Européen, et peut-être même deux.
Dimanche soir, avant la publication définitive des résultats, les prédictions à la sortie des urnes donnaient 7,4 % de voix au Parti Pirate, qui défend l'idée d'une refonte totale du droit d'auteur, d'une suppression des brevets et de la défense des libertés et de la vie privée sur Internet. Il leur fallait 4 % de voix pour accéder au Parlement, ils ont fait près du double.
Grâce, c'est l'ironie, à leurs premiers adversaires. C'est en effet la condamnation des administrateurs de The Pirate Bay à un an d'emprisonnement qui a véritablement dopé la campagne du Parti Pirate.
Pour les défenseurs du Peer-to-Peer et des libertés sur Internet, c'est une immense victoire. Ca n'est bien sûr qu'un siège, une goutte d'eau, mais il donnera accès au droit de déposer des amendements, d'accéder aux textes en préparation, et d'observer les agissements des lobbys de l'intérieur.
C'est aussi et surtout un symbole. Un symbole très fort, qui devrait inspirer bien au delà de la cause défendue par les Pirates.
Car il faut rappeler que le Parti Pirate n'a été créé qu'en 2006, il y a seulement trois années. En trois petites années, des citoyens ont pu se rassembler, s'organiser sans le moindre financement public, pour accéder au Parlement Européen avec l'espoir de peser sur l'orientation politique de l'Europe. Du jamais vu.
C'est Internet qui a permis à un petit parti politique, venu de nulle part, de s'organiser. Au delà de la victoire du Parti Pirate, c'est un nouveau chapitre de la vie politique qui s'ouvre. Auparavant, les candidats qui n'avaient pas accès aux médias traditionnels n'avaient aucune chance de l'emporter face aux mastodontes. Avec Internet, devenu lui-même un média très puissant, le rêve démocratique porté par le Parti Pirate est devenu accessible. Quel que soit le sujet défendu.
"Ensemble, nous avons changé aujourd'hui le paysage de la politique européenne", s'est félicité dans la soirée Rick Falkringe, le porte-parole du Parti Pirate, auprès du blog TorrentFreak. "Quelle que soit la manière dont cette soirée se termine, nous l'avons changée. Ca fait un bien fou. Les citoyens ont compris qu'il était temps de faire la différence."
Ce constat du poids d'Internet dans une démocratie nouvelle n'est d'ailleurs pas étranger à la défaite cinglante de François Bayrou et de son MoDem, en France. Nous l'avions dit à de nombreuses reprises ; en n'affichant pas une opposition ferme et musclée à l'Hadopi, le leader centriste s'est coupé du soutien des internautes qui l'avaient porté proche du sommet en 2007. Electoralement, la défense des libertés numériques n'est encore qu'un sujet mineur en France. Mais en ne prenant pas au sérieux ce sujet-là, Bayrou n'a pas donné aux internautes l'envie de le soutenir sur l'ensemble de sa campagne. Combien de points, au final, cela lui a-t-il coûté ?
Au contraire, Europe Ecologie et son leader Daniel Cohn-Bendit ont solidement affiché des positions anti-Hadopi, en défendant l'amendement Bono (d'ailleurs co-signé par Cohn-Bendit) au Parlement Européen, et en prenant l'engagement de défendre une libéralisation des échanges de fichiers non commerciaux. Contrairement à celle du MoDem, la position d'Europe Ecologie a été sans ambiguité. Elle l'a aidé à gagner le soutien de relais d'opinion sur Internet.
Il faudra, désormais, que le Parti Pirate transforme ce succès électoral en actions. Et en mouvement européen. Pour le moment, le PP suédois est le seul à connaître un tel succès. Le Parti Pirate allemand, lui aussi engagé (plus tardivement) dans la campagne, n'a rassemblé qu'un pourcent des voix. Mais avec l'exemple suédois, les partis politiques de toute l'Europe ne pourront plus prendre à la légère les idées défendues par "les pirates". C'est le principal enseignement de ce résultat. Une page se tourne.
Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
vendredi 5 juin 2009
Libération veut taxer les FAI pour financer la presse... papier
C'est le magazine Challenges qui a révélé l'information. Le journal Libération, propriété d'Edouard de Rothschild, veut rassember les éditeurs de presse et de sites Internet pour répartir entre eux une taxe prélevée sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à Internet. L'idée serait d' "ajouter aux factures de leurs abonnés au Web une somme forfaitaire de quelques euros : le coût de l’information gratuite".
"Il s’agit de rectifier les flux d’argent actuels au profit des rédactions, qui sont les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie", a expliqué au magazine le directeur de la rédaction de Libération, Laurent Joffrin. Il faudrait alors répartir la somme ainsi prélevée en fonction de la fréquentation du site et de la taille des rédactions. Ce qui risque de favoriser les plus gros, dans ce qui deviendra rapidement un cercle vicieux.
Interrogée par l'AFP, la co-gérante de Libération Nathalie Collin a confirmé les informations de Challenges. Elle a même présenté le projet au Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) le 2 juin dernier. Celui-ci rassemble les plus grands journaux quotidiens français : Le Monde, le Figaro, Libération, L'Equipe, France Soir, La Croix, Les Echos, L'Humanité, Le Journal du Dimanche, La Tribune...
Si taxe il y avait, elle serait ainsi trustée par les gros groupes de presse, qui n'arrivent pas à adapter leur modèle économique et leurs paquebots à l'ère du numérique et des petits navires. "Il y a un intérêt commun des internautes, des éditeurs de presse, mais je pense aussi des fournisseurs d'accès à ce qu'on arrive à trouver un financement" pour les sites informations "qui s'appuient sur des rédactions papiers qui elles même s'appuient sur un vecteur qui perd du chiffre d'affaires d'année en année", a ainsi estimé Mme Collin.
Le fruit de cette éventuelle taxe n'irait donc pas aux sites Internet qui n'ont pas historiquement de support papier. Ca ne serait pas la première fois que les "pure players" de la presse en ligne seraient ainsi mis de côté. Nous avons déjà eu l'occasion, sur Numerama, de dénoncer le fonctionnement du fonds d'aide à la modernisation de la presse quotidienne, distribué sous la tutelle de Matignon et du ministère de la Culture, qui donne aux poids lourds de la presse écrite un avantage concurrentiel pour s'installer sur Internet, où les nouveaux acteurs de la presse n'ont bénéficié d'aucune aide.
Bien que ce fonds soit en principe réservé aux sites qui font de l' "information politique et générale", il a permis à certains journaux (dont Libération) de monter des sites Internet qui n'ont rien à voir avec l'information politique et générale. S'ils bénéficiaient en plus d'une taxe sur les FAI, à l'instar de France Television et des producteurs de cinéma, la distorsion de concurrence serait encore plus écrasante pour les sites Internet qui ne bénéficient pas de ces aides.
Enfin, sur le fond. A l'heure où des débats de société très importants se nouent sur le filtrage, la neutralité du net, la dangerosité ou non des ondes de téléphonie mobile, l'absence de concurrence entre les opérateurs, le Paquet Télécom.... quelle serait l'indépendance des journaux qui seraient amenés à mordre la main de ceux qui, même indirectement, les nourissent ?
Si la répartition se fait en fonction du trafic généré par chaque quotidien, la tentation ne sera-t-elle pas trop grande (elle l'est déjà) de mettre l'accent sur les articles qui font le plus d'audience, qui sont les plus racoleurs, plutôt que sur les articles pointus, de fond, qui font avancer le débat dans la société mais auprès d'un lectorat plus réduit ?
Et puis surtout, la véritable question : quelle preuve a été faite que les rédactions de la presse écrite traditionnelle sont "les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie" ?
Faut-il être culotté et imbu de sa profession pour oser écrire que les blogs, les internautes, la société civile dans son ensemble, à l'heure où tous ses membres sont connectés et peuvent communiquer ensemble, ne sont pas les premiers auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie. C'est particulièrement culotté lorsque la presse écrite, depuis trop longtemps, comme le dit Guy Bedos, donne l'impression d'avoir été formée "à l'école hôtelière". Elle se contente le plus souvent de passer les plats aux femmes et hommes politiques qu'ils invitent, ici pour une interview, là pour une tribune, là pour un bon mot, et de zapper d'un sujet à l'autre sans jamais s'attarder sur les problématiques qui doivent faire débat.
L'avenir de la presse écrite n'est pas une question de modèle économique, c'est une question d'ambition, de talent, et d'honnêteté.
jeudi 4 juin 2009
Futur en Seine, futur for business ?
Pour futur en seine je vais leur proposer un Big Brother, une technologie évoluée et intelligente qui permettra aux publicitaires de surveiller leurs consommateurs...
mardi 2 juin 2009
Claude Allègre, allégresse de la loi Hadopi
Source : Numérama Magazine
Les déclarations de Claude Allègre dans une tribune du Point soulignent la stupidité du personnage, jugez par vous-même :
"Dans le monde des médias et des industries culturelles, le virus, c'est le gratuit ou plutôt le leurre du gratuit"
On peut lui donner raison en un sens. Les publicitaires et les gens du marketing contrôlent bien souvent le contenu gratuit du net. Rien n'est gratuit et il faut avoir les moyens pour se payer une connexion Internet :
"Ils n'ont pas réalisé [les jeunes internautes] que, chemin faisant, sous couvert de modernisme, ils se mettaient dans un état d'aliénation vis-à-vis des marchands de tuyaux".
Raison de plus pour dire que :
"la gratuité sans échange doit rester un monopole de la collectivité, de l'Etat, qui l'organise de manière à préserver l'équité"
Oui Monsieur Allègre, vous avez raison. En passant vous faites honte à toute la communauté open source du net mais passons. Vous avez raison de dire que l'Etat doit prendre ses responsabilités. Ce n'est plus de la responsabilité du citoyen mais de l'Etat si aujourd'hui les produits culturels sont piratés (pourquoi dans ce cas s'en prendre à eux ?). L'Etat n'a pas su réglementer un marché devenu fou, il est resté sur des positions archaiques et de centralisation qui ne sont pas adaptées au support des réseaux. Même pire : la République Française, Etat centralisateur par essence constitutionnelle, est incapable de comprendre l'idée même de réseau !
C'est là où vous vous méprenez grossièrement Mr. Allègre : alors que votre analyse aurait pu être juste, votre alignement avec les législateurs de la loi Hadopi est une erreur stupide. Car la loi Hadopi donne justement la culture aux mains des "vendeurs de toyaux", aux vendeurs de rêves !
Monsieur, vous êtes à côté de la plaque... Rappelons que dans un tout autre domaine vous souteniez des thèses sur le réchauffement climatique contre 98% de la communauté scientifique. Je suis heureux de vous voir retourner en politique, après vos précédents désastres à l'Education Nationale (à l'époque j'étais dans la rue...), vous ne pouvez qu'honorer de votre présence le gouvernement qui est en place.








Affiche de faldindesign, Nation.


