lundi 15 juin 2009

Allez on y va, une poèsie, une...

Oedipe au visage de bronze

Crise cardiaque
Lorsque mon père rit, j’entends la mort
Un soleil microscopique qui picore et picore le cœur
La vie se surprend le temps d’un instant
Et se reprend, honteuse, dans les plis d’une robe
A perdre la raison, à perdre haleine
Le souffle de la haine
Entre quatre murs

La robe était plus douce que douce
La lumière brûlante
Sur la peau, ta peau, je la sens
Elle pue le napalm
Demain matin
Les oiseaux sortiront de leur prison

C’est la révolution !
Entre tes jambes
Il chante faux et il s’est cassé les ailes contre un platane
Trop torché en sortant du nid
Il n’a pas vu le chat qui traversait la rue

Crise cardiaque
Elle nous mènera loin la barque et jusqu’au bout
Avec son masque en serpent et son sceptre à plume
Elle les collectionne, elle les collectionne
Les amantes sautillantes ou la mante religieuse à la menthe
O les gourmandes !

Le plumeau
Crisse comme la plume sur un duvet d’orties
Les champs préservent leurs couleurs cramoisies
Mon père, toujours hilare, attend son ombre contre l’aurore
Contre de l’or.

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